Vers un e-merchandising autonome ?

Les sites e-commerce seront-ils totalement autonomes prochainement ? En partant de la recherche de produits ou services sur les moteurs de recherches en passant par les modes de paiement jusqu’à la livraison finale à domicile, pourrions-nous déléguer la gestion d’un site e-commerce à des robots qui seraient bien plus efficaces que nous ? L’émergence des solutions liées à l’exploitation de l’intelligence artificielle me laisse à penser que c’est possible, dans la majorité des phases de fonctionnement d’un site e-commerce.


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  • Côté infrastructures techniques, on peut facilement imaginer que des serveurs se dimensionnent seuls au grès des hausses de traffic liées aux temps forts et actions commerciales afin de garantir des temps de réponses impeccables.
  • Côté traffic, des robots peuvent déjà agir sur les enchères automatisées (bid management). Ils peuvent afficher ou non des publicités ciblées sur base des centres d’intérêt et calculs prédictifs de capacité d’achat du visiteur. Il reste alors à fixer un montant publicitaire à investir en fonction du ROI à obtenir en fin de process. L’outil décidera quoi investir, quand, vers qui cibler et comment (email, retargeting, achat de mots clés…) en fonction de leur efficacité sur la cible à atteindre avec une attribution data driven.
  • Côté merchandising, on peut imaginer que les landing page soient générées automatiquement en fonction des centres d’intérêts du visiteur. Le ranking des produits, les têtes de gondoles et filtres de navigation guidée peuvent être totalement adaptés à chaque visiteur en fonction de ses envies du moment et de la disponibilité produit en temps réel. Nous savons déjà que certains prix sont adaptés en haute fréquence en fonction de l’offre et de la demande comme à la bourse.
  • Côté optimisation, des robots pourraient AB tester et délivrer en temps réel la meilleure version du site à tout moment. Pourraient-ils pour autant auto-générer leurs propres idées d’optimisations au grès des premières expérimentations pilotées par les experts initiaux ? Ils apprennent bien à jouer seuls pour élaborer les meilleures stratégies de combat (machine learning)…Ils pourraient de la même manière s’amuser à créer des tests multivariés qui pourraient apporter leurs lots de bonnes surprises sur des segments de visiteurs bien spécifiques.
  • Côté analyse des résultats, on peut facilement imaginer qu’il suffit de questionner un bot pour qu’il nous renseigne sur la bonne santé du site et nous aide à prendre les bonnes décisions pour influencer les algorithmes pour les rendre encore plus intelligents. Au final, ils décideront encore plus vite à notre place en fonction des résultats à atteindre.
  • Côté produit, ils pourraient être produits à la demande en 3D en fonction du trafic analysé en temps réel
  • Côté logistique / supply, vous avez déjà vu des vidéos avec des milliers de robots en train de préparer des commandes dans des temps records…

Qu’en pensez-vous ? Simple utopie ou est-ce déjà une réalité ? Au final, que restera-t-il comme tâches « manuelles » aux équipes e-commerce ? Quelles actions non automatisées resteront dans les mains des web marketers et autres traffic managers d’ici quelques mois / années ? Quels métiers disparaîtront en 1er selon vous ? Quels métiers seront, à l’inverse, créés et resteront indispensables ? Il vaut mieux anticiper et prévoir plutôt que subir quand il sera trop tard… A vos commentaires 🙂 

5 commentaires à propos de “Vers un e-merchandising autonome ?”

  1. Il manque la partie réassurance client.
    Peut être que chez Jardiforet.com c’est lié au marché/à la clientèle, ou juste au prix des produits, mais on a en moyenne 2 contacts clients téléphonique pour 10 commande.
    On a pas de stats exactes sur les produits impliquant (très cher dans l’absolue, ou relativement pour le client*), mais je pense qu’on monte allègrement à 70%.
    * Une tronçonneuse (300/700€) est bcp plus impliquante pour les acheteurs, qu’un souffleur à 400€ ou qu’une tondeuse à 900€ ou même qu’une tondeuse robot à 2000€.

    Plus de la moitié du temps le client nous contacte juste pour savoir si il y a vraiment des « vrais gens » derrière.

  2. On peut imaginer que les chatbots seront suffisamment puissants pour se substituer aussi aux conseillers téléphoniques et vendeurs… C’est clair que pour le moment, la pertinence n’est pas au RDV.

  3. Il est vrai que les métiers ont beaucoup évolué avec l’arrivée d’outils d’automatisation et de personnalisation, surtout dans mon métier d’e-merchandiser. L’humain reste pour moi indispensable pour contrôler les résultats mais il est vrai que déjà à date les tâches « manuelles » ont énormément diminué !
    Même nos connaissance ont du évolué, aujourd’hui, en plus de comprendre le besoin du client et d’appliquer une stratégie de l’enseigne sur la mise en avant des produits, on se doit de comprendre comment un robot fonctionne techniquement !
    En tout cas, article intéressant 🙂

  4. Effectivement, nous y sommes déjà !
    Je suis un profil « chiffres » et on ne m’enlèvera pas de l’esprit qu’une bonne stratégie est insufflée par la data.
    L’IA pourrait remplacer certains métiers dit manuels et effectuer certaines tâches plus rapidement et peut être même mieux.
    C’est du chiffre, réalité et objectivité…

    Par contre, qu’en est-il de l’empathie, qualité qui me semble primordiale dans le cadre d’une démarche d’expérience client.
    Existe – t – il un robot capable de se mettre à la place du client ? de ressentir les émotions du client ? ….
    Nous peinons encore aujourd’hui à remettre au centre la satisfaction client au sein d’un entreprise.

    L’humain doit rester dans la boucle pour contrôler, arbitrer et surtout se mettre à la place du client, sinon éviter les dérives.

    ao

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